Résumé :
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En Côte-d'Ivoire, les jeunes âgés de 14 à 24 ans représentent 25% de la population. Cette tranche d'âge est particulièrement vulnérable aux problèmes de la santé liée à la reproduction. Les MST (maladies sexuellement transmissibles) et le sida touchent essentiellement les jeunes de 15 à 24 ans ; le taux de grossesses précoces est éleve ; et le recours important à l'avortement clandestin par des femmes de plus en plus jeunes traduit l'émergence d'un besoin en planification familiale. Face à une telle situation, les autorités de la Côte-d'Ivoire ont adopté plusieurs stratégies, dont le lancement de vastes campagnes de sensibilisation et la démocratisation de l'accès au préservatif. Cependant, au-delà de ces actions qui commencent à porter leurs fruits, il apparaît nécessaire de s'intéresser particulièrement aux jeunes non scolarises et notamment aux jeunes filles, dont le statut social est peu valorisé. La promotion d'une culture d'égalité entre les sexes et la législation de l'avortement pourraient renforcer les stratégies de promotion de la santé liée à la reproduction des jeunes.
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