|
Résumé :
|
[BDSP. Notice produite par INIST-CNRS E0SFR0x5. Diffusion soumise à autorisation]. Objectif Déterminer l'effet du traitement vermifuge sur l'anémie dans le cadre d'un programme à grande échelle de traitement par les anthelminthiques dans les écoles de la région de Tanga, en République-Unie de Tanzanie, Méthodes On a tenu compte à la fois de la réduction de la prévalence de l'anémie et du coût par cas évité. Dans les études transversales, on a effectué un examen parasitologique et une évaluation de l'anémie chez les écoliers avant le traitement vermifuge, puis 10 et 15 mois après. Résultats Au départ, les études indiquaient que la prévalence de l'anémie (hémoglobine<110 g/l) était élevée (54%) chez les écoliers, en particulier chez ceux qui présentaient de fortes charges parasitaires (ankylostomes et schistosomes). L'analyse du risque attribuable laisse à penser que l'ankylostomiase et la schistosomiase sont responsables de 6 et 15% des cas d'anémie, respectivement. Quinze mois après le traitement vermifuge par l'albendazole et le praziquantel, la prévalence de l'anémie avait été réduite d'un quart et celle de l'anémie modérée à grave (hémoglobine<90 g/l) de près de la moitié. L'administration de ces anthelminthiques par le biais du système scolaire a été réalisée pour un coût relativement faible de US $1 par enfant traité. Le coût par cas d'anémie évité en appliquant un traitement vermifuge aux enfants est de l'ordre de US $6 à 8, selon le seuil employé pour le taux d'hémoglobine. Conclusion Ces résultats laissent à penser que des programmes de traitement vermifuge doivent figurer dans les stratégies de santé publique pour lutter contre l'anémie chez l'enfant d'âge scolaire, lorsque la prévalence de l'ankylostomiase et de la schistosomiase sont élevées.
|