Résumé :
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[BDSP. Notice produite par INIST-CNRS h2kR0xzZ. Diffusion soumise à autorisation]. Depuis plusieurs années, des efforts sont déployés pour promouvoir l'utilisation du lait maternel par les mères. Ceci est important pour les mères des pays en développement confrontés à des problèmes économiques, surtout pour celles qui sont tentées par les substituts de lait. S'il est heureux de constater que l'allaitement maternel est majoritairement utilisé dans ces pays en développement, sa pratique est souvent influencée par l'introduction précoce de la supplémentation. Pourquoi, cette supplémentation précoce ? C'est en voulant répondre à cette question que nous avons réalisé ce travail qui était une enquête transversale auprès des mères, en période néonatale, dans une ville régionale et dans la capitale de Centrafrique. La collecte des données de cette étude de sept mois, menée dans quatre maternités et neuf centres de SMI, a été faite à partir d'un questionnaire préétabli. Cela nous a permis d'obtenir les résultats suivants. Nous avons interrogé 734 mères de nouveau-nés âgées de 14 à 45 ans dont 534 à Bangui et 200 à Bossangoa : l'allaitement maternel est choisi par 96,5% des mères mais l'allaitement maternel exclusif par seulement 17% des mères ; l'allaitement à la demande est très répandu tant à Bangui (92,7%) qu'à Bossangoa (92%) ; le lait maternel est le premier aliment reçu à la naissance par 84,5% des nouveau-nés ; à la période néonatale, la supplémentation en eau est plus souvent pratiquée (78,1% dont 23% à la naissance) que celle des aliments solides ou semi-liquide (6,2%) ; la valeur accordée au lait maternel n'est autre que celle de son apport nutritionnel, avec une méconnaissance de ses autres vertus. En conclusion, le lait maternel reste l'aliment de choix dans nos pays. Niais sa pratique souffre de beaucoup d'ignorances. Un effort de sensibilisation est à faire pour redonner au lait la place qui lui revient.
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