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Résumé :
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Les professionnels de la protection de l'enfance sont aujourd'hui confrontés à une évolution préoccupante des pratiques judiciaires. Alors que le nouveau code pénal semblait consacrer leur liberté de conscience, la jurisprudence sur l'inopposabilité du secret professionnel par celui qui travaille sur "mandat judiciaire", les imprécisions dans les réflexions sur l'article 434-3 entre ce qui relève de la sanction pénale et ce qui ne regarde que le disciplinaire posent notamment la question de la survie d'un secret professionnel dès lors qu'il s'agit d'infractions contre les mineurs... La pratique qui consiste à poursuivre à la fois pour non-dénonciation et pour non-assistance à personne en péril peut entraîner également des dérapages : un glissement du péril vers le danger, une confusion entre les obligations de dire et d'agir. les professionnels se trouvent ainsi exposés à une tentation de la pénalisation dès lors que l'enfant n'a pu être protégé des dommages qu'il a subis.
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