Résumé :
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La pratique a traditionnellement distingué l'analyse des ressources naturelles de celle de l'environnement. Les ressources, renouvelables (forêts, eau...)ou non renouvelables (minéraux) ont été traitées comme des actifs naturels ce qui implique des choix d'allocation d'usages pour assurer la disponibilité future de la ressource. En revanche, l'économie de l'environnement a plutôt porté l'attention, non pas sur la ressource elle même, mais sur l'activité en usant, et sur la façon dont l'action de certains individus affecte le bien être d'autres individus. En conséquence ont été développées les analyses de coûts de dépollution et d'évalation des dommages. Deux surveys parus il y a une quinzaine d'années sur l'économie de l'environnement (Fisher, Peterson 1976) et sur l'économie des ressources naturelles (Peterson, Fisher 1977), consacraient cette distinction. Aujourd'hui, on peut considérer que du point de vue de l'économiste, l'environnement est devenu un bien rare. Cette rareté implique des conflits d'usage : l'environnement peut être utilisé comme un bien de consommation publique, comme un pourvoyeur de ressources naturelles, ou comme un réceptacle de déchets....Dans ce bilan et essai nous nous efforcerons de montrer la profonde unité sous jacente à ces questions. La 1ère partie sera consacrée aux problèmes d'utilisation du patrimoine à des niveaux micro et macroéconomiques, dans une perspective de croissance et de développement soutenable. La 2ème partie traitera des méthodes spécifiques de valorisation des bénéfices de l'environnement en certain et en incertain avec une irréversibilité potentielle... enfin il restera à envisager les outils les mieux adaptés à la mise en oeuvre des objectifs de gestion. Ces dernières années ont vu émerger de nouveaux modes de régulation (marchés des permis négociables), et un meilleur usage des outils traditionnels (normes, taxes). On
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