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Résumé :
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Le syndicalisme était à l'origine banni des fonctions publiques. Le principe d'obéissance était absolu. La grève quant à elle strictement prohibée : tout agent qui se mettait en grève était regardé comme s'excluant lui-même du service. Le juge reconnaissait même la possibilité pour le Gouvernement d'user, afin de briser une grève, du rappel des agents pour une période militaire, sans sanctionner le détournement de pouvoir. La rigueur de ces règles n'a pas empêché le syndicalisme de se développer dans les services publics. Ce syndicalisme des agents publics a obtenu sa consécration à la libération avec l'affirmation, dans le préambule de la Constitution de 1946, du fait syndical. Aujourd'hui le syndicalisme est bien mieux implanté dans le secteur public que dans le secteur privé. Le secteur public notamment les fonctions publiques, est le point d'ancrage de ce syndicalisme français. Le principe du concours, l'encadrement du déroulement de carrière offrent aux agents une protection leur permettant d'exercer pleinement leurs droits statutaires. Mais ce syndicalisme, s'il ne se heurte pas à des obstacles de fait ni de droit pour s'exprimer, rencontre ses limites. La place de la négociation collective est par nature réduite. L'un des enjeux est, sans remettre en cause le statut, de donner plus de place à la négociation avec les organisations syndicales. Le rapport " Fournier " allait dans ce sens. Dans ce dossier les sujets suivants sont développés : Les syndicats de fonctionnaires du XXe au XXIe siècle ; Syndicalisme et relations professionnelles dans les fonctions publiques en Europe : tendances et perspectives ; La représentativité des organisations syndicales dans la fonction publique française ; Le syndicalisme de demain : un entretien avec Jean-Christophe Duigou, secrétaire de la CGT.
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