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Résumé :
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Cette étude développe l'exemple de l'évaluation des traitements du cancer colorectal en France. Sept registres de cancers français ont participé à une étude transversale en 1990 et deux registres spécialisés (Calvados et Côte-d'Or) à une étude longitudinale entre 1978 et 1990. Le taux d'exérèse du cancer colorectal a significativement augmenté entre 1978 et 1990. En 1990, il était en moyenne de 85% plus élevé pour le côlon (89%) que pour le rectum (79%). Pour ce dernier, la pratique d'une chirurgie conservatrice du sphincter anal a également nettement progressé au cours du temps pour atteindre 40,8% en 1990... Selon les données fournies par deux registres spécialisées (Calvados et Côte-d'Or), les cancers colorectaux sont diagnostiqués de plus en plus précocément, même en dehors des campagnes actuelles de dépistage de masse. Les registres de cancers, réunis en réseau (FRANCIM), peuvent fournir des informations précises et fiables sur l'état actuel d'une pratique et son niveau de disparité géographique. Ils peuvent apprécier l'amélioration de la prise en charge diagnostique et thérapeutique et son impact sur l'amélioration de la survie de l'ensemble des personnes atteintes de cancer. Les potentialitBes des registres de cancers sont aujourd'hui très mal connues en France, en particulier par les décideurs en santé publique. Pourtant, les informations produites par ce type d'étude sont à même d'éclairer leurs choix présents et futurs de santé publique. (R. A.).
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